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Embases d'occasion : les points à vérifier

10/12/2015

Embases

Le Z-Drive était généralement l'apanage des unités sportives, adeptes de vitesse. Le cabin-cruiser est maintenant son bateau de prédilection et ce n'est pas un hasard s'il est beaucoup plus répandu en Méditerranée que sur le littoral breton ou atlantique. Mais la recherche de performances se paye. « A puissance égale, une ligne d'arbre ou bien encore un hors-bord sera moins onéreux, tant à l'achat qu'à l'entretien. Il faut chercher derrière la complexité du système Z-Drive les raisons de ce surcoût », précise Pascal Marty, expert maritime à Sanary-sur-Mer (83). Mais rassurez-vous : bien et régulièrement entretenu, un Z-Drive n'est pas pour autant un gouffre en matière de dépenses ! « Un manque d'entretien ou de vigilance signifie une plus grosse addition en cas de problème. » Autant dire qu'une inspection soignée de l'embase et de ses périphériques est nécessaire en cas d'achat d'occasion, notamment pour éviter que des frais supplémentaires viennent s'ajouter dans les mois qui suivent l'acquisition. D'où l'intérêt de faire appel à un expert maritime compétent... « Les embases restent des éléments fragiles, de part leur fabrication en aluminium et fonte d'aluminium. Or, lorsque des métaux très différents sont immergés à proximité, on constate parfois des problèmes de corrosion galvaniques. Ces problèmes, ajoutés à un manque d'entretien peuvent entraîner une usure plus rapide que celle du moteur. Le vieillissement est parfois plus rapide en Méditerranée qu'en Atlantique, car la salinité y est plus importante et beaucoup d'unités restent stationnées à flot à l'année. »

1. Le langage des hélices
« Il en existe de deux types : en alu et en inox. Celles en alu sont toutes peintes, pour être protégées, car elles sont plus fragiles que celles en inox. A l'inverse, celles en inox sont facilement reconnaissables car elles sont brillantes et non peintes. Les hélices en inox, de part leur très forte rigidité, sont peu sensibles aux déformations. Ce qui est un avantage pour les performances et le déjaugeage. En revanche, en cas de choc, les efforts sont répercutés directement dans le système d'engrenages. En clair, un choc visuellement minime sur une hélice pourra avoir eu plus de conséquences en interne (renvois d'angles, pignons, engrenages, etc.). »

2. Traquez la corrosion
« Pour se protéger au mieux de la corrosion, l'embase dispose de deux moyens : une protection passive et active. La première se résume à la peinture, qui devra impérativement avoir été posée en usine ou par un professionnel compétent et agréé. (Car certaines peintures sont incompatibles avec les embases, notamment celles qui contiennent du cuivre). Même pour une retouche, l'intervention d'un professionnel est conseillée. Il faut être très vigilant sur les éventuelles pertes électriques venant du quai ou de certains équipements du bord comme un chargeur de batterie défectueux. La seconde protection - dite active - concerne les systèmes « Mercathode » et les anodes. La qualité de l'anode est très importante. Evitez les modèles dits « adaptables » car leur taux de zinc est parfois très limité. Préférez les anodes de la marque, même si elles sont parfois un peu plus cher. Un contrôle visuel régulier de leur état est impératif, notamment pour les unités qui restent longtemps à l'eau. Une anode peut se désagréger en quelques mois. N'oubliez pas de gratter de temps en temps la partie usée de l'anode (corrodée), cette sorte de coque qui isole l'anode alors qu'elle doit justement être débarrassée de toute salissure. Attention également aux produits acides utilisés pour nettoyer rapidement les hélices. Ces produits participent, principalement pour les hélices aluminium, aux effets de corrosion. »

3. Surveillez les périphériques
« Et ils sont nombreux sur ce type d'embase Z-Drive : soufflets, joints spi, turbine... Leur rôle est essentiel puisqu'ils permettent de rendre étanche l'embase, que ce soit en pression ou dépression. En clair, ils évitent que l'eau ne pénètre dans l'embase tout en contenant l'huile à l'intérieur. Là encore, un contrôle visuel est important, notamment sur les joints, très nombreux, puisque les pièces en mouvements le sont également (arbres d'hélice, etc.). Les soufflets ne doivent présenter aucun point dur, ni le moindre trou. Cela peut arriver au moment de serrer les colliers qui assure l'étanchéité. Ces derniers, sujets à la corrosion seront également changés au minimum une fois par an. »

4. Budgéter les dépenses
« C'est le genre de chose qui se prépare en amont de l'achat du bateau. Combien vais-je devoir payer tous les ans en entretien. Le poste peut être important, d'où l'intérêt que bien le prévoir. A titre d'exemple, une révision comprenant le changement de l'huile (environ 2 à 3 litre pour l'embase), des anodes, la dépose et repose des soufflets, mise en pression/dépression s'élève à environ 600 € pour une seule embase de type 290 DP Volvo. Une hélice en alu coûte environ 500 €. Somme qu'il faudra doubler pour un système DuoProp, puisqu'il y en a deux. Pour les modèles inox, comptez environ 1 700 € les deux. »

5. Un antifouling ou pas ?
« C'est un vieux débat, mais il est préférable de peindre son embase dès que le bateau passe du temps à l'eau. Cette opération doit être réalisée par un professionnel de la marque, car ils utilisent des antifoulings sont souvent spécifiques aux embases et qui n'ont rien à voir avec les peintures destinées aux carènes. L'antifouling a un double rôle : il repousse évidemment les saletés, mais il protège également le corps de l'embase de la corrosion. »

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