Les partenaires de l'Argus du Bateau
  • Site du magazine Moteur Boat
  • Site du magazine Neptune
  • Site de Voile Magazine

Débarrassez-vous des mauvaises habitudes

16/11/2017

MAUVAISES HABITUDES

Entretenir son bateau est une chose. Le faire correctement en est une autre. Nous avons listé les mauvaises habitudes les plus fréquentes, que tout propriétaire doit bannir…

Parce que le milieu marin est par essence agressif, on a tendance à penser que le nettoyage doit l’être également. C’est évidemment faux. A mal nettoyer ou à employer un produit contraire à son utilisation initiale, on risque de faire plus de bien que de mal. C’est en tout cas l’avis de Sébastien David, patron du réseau Kerboat Services : « L’idée est de proscrire ces pratiques car elles sont nuisibles soit à l’homme, soit l'environnement, soit au bateau, soit au matériau. Plus les pratiques de nettoyage seront bonnes et plus le bateau tiendra dans le temps. » La liste est évidemment non-exhaustive mais elle concerne à la fois les particuliers comme les pros. « Personne n’est à l’abri d’une mauvaise pratique », souligne Sébastien David. Vous voilà prévenu…

1. Du côté des outils

• Abuser du nettoyeur haute-pression

Oui, cet outil apporte une aide précieuse au plaisancier. On a tous en tête l’image de l’opérateur qui décolle les algues et autres coquillages accrochés aux œuvres vives. Dans la réalité, et plus particulièrement dans la plaisance, son usage n’est pas si polyvalent que cela… Utilisé à mauvais escient, le nettoyeur haute-pression peut entraîner de gros dégâts, notamment sur le teck, et plus particulièrement au niveau des joints qui seront irrémédiablement ouverts. Le gel-coat n’est pas à l’abri non plus des dégradations, surtout si celui-ci est déjà abîmé, voire poreux. Tout dépend de la pression en sortie de buse, mais d’une manière générale, respectez une distance de 50 centimètres.

• Frotter avec une brosse dure

C’est principalement pour le traitement du teck que l’usage de ce type de brosse à poils durs est à bannir. Une raison à cela : si on brosse le teck dans le sens de la fibre, cela va sembler efficace dans un premier temps, mais cela va creuser les fibres du bois. Sans parler des joints qui n’aiment pas ce type de nettoyage. Ces brosses pas chères sont à remplacer par des modèles plus onéreux mais moins agressifs.

• Se servir du côté grattant de l’éponge

On pense que plus ça va frotter, plus vite on se débarrassera de la saleté… Cette règle ne fonctionne pas à tous les coups. La preuve sur les Plexiglas ou les inox, qui se rayeront irrémédiablement si vous utilisez le côté grattant de l’éponge. Ce dernier n’est à réserver que pour les taches tenaces sur les surfaces dures comme les pointes de diamant du gel-coat.

 

2. Du côté des habitudes

• Ne pas sortir couvert

On ne le répétera jamais assez, mais on entretien son bateau avec des gants (c’est le moins à faire), des lunettes et une combinaison. Certains produits destinés au nettoyage sont acides, voire dangereux. On pense par exemple aux déjaunissants ou aux antirouilles. En cas de contact avec la peau ou les yeux, le risque humain est loin d’être négligeable et les conséquences peuvent être parfois graves…

• Ne pas lire le mode d’emploi

Cela peut sembler une évidence, mais si le fabricant s’est donné la peine de mettre un mode d’emploi au dos du flacon ou de la boîte (en français comme l’impose la loi), c’est qu’il y a une raison… Dosage, protection du support et de l’opérateur, temps d’action, etc. Autant de « détails » qui ont leur importance, à la fois pour le matériau (un produit mal utilisé peut altérer le support) comme pour la santé de l'homme.

 

3. Du côté des surfaces

• Brutaliser les zones sensibles

Même s’ils sont censés résister aux intempéries et autres agressions du milieu marin, le teck et les flotteurs des semi-rigides sont des matériaux sensibles. Il est évident qu’ils doivent être nettoyés qu’avec des produits spécifiques. On pourrait penser que les savons polyvalents conviennent mais certains d’entre eux sont dosés avec des formulations agressives. Concrètement, on risque d’altérer le matériau. Les fabricants ont développés une gamme de produits spécifiques pour le teck, souvent en plusieurs étapes. Quant aux flotteurs des semi-rigides, un produit trop agressif endommagera la trame du tissu, mais fragilisera les coutures.

• Faire l’impasse sur les fonds

Oui, il existe quelque chose sous les planchers ! Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas toujours visibles que les fonds ne doivent pas être entretenus. Un manque d’entretien entrainera à coup sûr des moisissures et donc des mauvaises odeurs. Idem pour les fonds de coffres, trop souvent occupés par des combinaisons néoprène ou des serviettes de bain encore humides.

 

4. Du côté des produits

• Utiliser la Javel à tout-va

L’eau de Javel (ainsi que tous les produits appartenant à la famille des déjaunissants) semblent efficaces dans un premier temps, mais avec le temps, ils ont tendance à re-jaunir la surface qui a été traitée. En effet, leur action ouvre les pores du gel-coat qui se charge de nouveau de saleté. Prenons le cas concret de la ligne de flottaison qui, traitée tous les ans au déjaunissant, se re-pigmentera encore plus rapidement l’année suivante. Evidemment, l’idéal est de ne pas en arriver là et d’entretenir régulièrement cette zone sensible.

• Détourner l’usage d’un produit

Si les fabricants ont développé des gammes de produits, c’est bien évidemment pour agir efficacement et convenir à l’usage pour lequel elles se destinent. A l’inverse, l’usage inapproprié d’un produit peut avoir des conséquences fâcheuses. On pense par exemple à de la Javel sur les tissus d’une sellerie. Certains produits présents sur le marché de la plaisance se montrent très efficaces, mais aussi très agressifs. Il faut réserver les produits agressifs aux besoins spécifiques. Par exemple, sur certains plastiques (comme les capots de compas), l’acétone est à éviter, car il risque de les voiler ou de les matifier. Une trace apparaîtra dès le passage du chiffon et qui ne pourra être retirée qu’à l’aide d’un polish.

 

Remerciements

Nous tenons à remercier tous les membres du réseau Kerboat Services grâce à qui nous avons pu réaliser ce dossier. Confrontés régulièrement aux mauvaises habitudes des plaisanciers, ces professionnels du nettoyage sont présents sur l’ensemble littoral français.

Retour à la liste

Pourquoi publier votre annonce sur l'argus du bateau ?
Une visibilité maximale
Votre annonce est diffusée sur les supports web, mobile et papier de l'Argus du Bateau ainsi que sur nos sites partenaires.
Votre dépôt d'annonce est gratuit
Publiez gratuitement votre annonce en quelques minutes seulement.
Des options pour vous démarquer
Vendez plus vite en multipliant par 4 la visibilité de votre annonce !

Numéro 87 : Septembre - Octobre - Novembre 2018
L'argus du bateau Numéro 87

Septembre - Octobre - Novembre 2018 - Trimestriel

Argus du bateau, le magazine

Abonnez-vous et recevez le meilleur des annonces bateaux chez vous tous les trimestres.

S'abonner