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A l'essai : Gamme Sélection Boats Aston

27/05/2015

Essai bateau: SELECTION BOATS

Gamme Sélection Boats Aston

« Nous ne faisons pas de projeté », martèle Raymond Renaudin, importateur de Selection Boats. Voilà une attaque à peine masquée contre les grands chantiers qui font appel à cette technique de construction. Elle permet certes un vrai gain de temps, mais au détriment de la solidité des bateaux, puisqu’il s’agit de morceaux de fibre hachée projetés au pistolet dans un moule, simultanément avec la résine. Fort aujourd’hui d’un réseau de 58 concessionnaires (certains bien plus actifs que d’autres !), Select Plaisance tente d’imposer ses marques Ultramar, Drago Boat et Selection Boats sur un marché très oligarchique, où les ténors s’appellent Jeanneau, Bénéteau, Sessa, Quicksilver, Capelli...

Pointus, timoniers pneus, opens...

Selection Boats fabrique pointus, timoniers, sun decks, mais surtout une gamme d’opens de 4,30 à 7,60 mètres récemment rebaptisée Aston... Dans le maelström des noms de bateaux où chaque chantier annonce des tailles supérieures à la réalité, Raymond Renaudin a décidé de passer en pieds, lassé de voir son 585, par exemple, comparé à des 585 concurrents, mais en réalité plus petits.

Nous avons essayé une grande partie de la gamme open, qui reste extrêmement classique dans sa conception et ses aménagements, mais avec un équipement fourni et des prix compétitifs. L’usine, où sont également produits les Ultramar, est située en Pologne.

Le plus petit modèle testé est l’Aston 17. Sa console déportée vers l’arrière libère un vaste espace de farniente à l’avant, avec un bain de soleil sur lequel il est possible de se coucher à deux sans problème (1,78 par 1,65 m). La rallonge du solarium ainsi que la petite table pour pique-niquer sont à extraire de la cabine exiguë.

La position reculée du poste de barre n’a pas trop d’incidence sur l’assiette du bateau en navigation, mais il faudra veiller à équilibrer les poids, avec une personne assise devant la console, par exemple. Avec un 60 chevaux Suzuki, le 17 pieds n’est pas avare de sensations. La barre des 30 nœuds est atteinte, une vitesse importante sur une embarcation de cette taille, ce qui laisse supposer qu’un 50 chevaux serait suffisant.

Un accastillage globalement costaud

Même si cette carène nous a agréablement surpris par son aisance dans les petites vagues et en virage, il sera préférable de garder la main leste dans le clapot. L’accastillage du 17 est convaincant (gros taquets et joli balcon en inox), et le volume de rangement est bien distribué et suffisant. Trois passagers rendent cependant peu aisés les déplacements entre le cockpit et le poste de barre.

Le grand frère s’appelle Aston 19. Lui aussi était un peu surmotorisé avec son 80 chevaux. Il reste sain en navigation, mais avec une tendance à taper dans le clapot. Ici encore, l’avant et l’arrière communiquent par un passavant unique mais bien large (0,45 m). La plage avant offre un salon en U avec table, convertible en bain de soleil (2 m de long par 1,62 m). Le petit abri servira de volumineux rangement faute de pouvoir être utilisé comme coin WC. La finition est globalement propre, l’accastillage costaud et la sellerie assez flatteuse.

L’Aston 21 est l’ancien 585 Open. Ce modèle de 6,20 mètres se distingue par un plan de pont très aéré pour circuler facilement. Son autre point fort est son vaste volume de rangement, disponible entre la cabine-abri et les divers coffres. Les places assises sont nombreuses, bien que la banquette arrière soit peu praticable. La pointe accueille une petite banquette installée sur la baille à mouillage et faisant face à une seconde assise en façade de la console. Cet espace se module en un petit coin pique-nique grâce à l’ajout d’une table, hélas trop lourde, qui fait aussi office de support à un bain de soleil avant de belles dimensions (1,78 x 1,87 m). Grâce à la banquette surélevée, qui abrite un vaste rangement – non autovideur –, la position de pilotage est confortable tant assis que debout.

La coque rappelle les anciens Cap Camarat 615, en plus tulipée. Associée à un 115 chevaux Suzuki, elle nous a fait bonne impression tant au plan des performances que du comportement (34 nœuds, et 7 secondes de 0 à 20 nœuds avec une hélice de 21 pouces). On note toutefois une tendance à taper dans le clapot.

Sensation d’espace à bord du 23 pieds

Navire amiral, l’Aston 23 est, pourrait-on dire, une version XL du 21. Il forme avec le 175 chevaux Suzuki un ensemble performant (mais bruyant !) accrochant les 38 nœuds avec une hélice de 21 pouces (4 personnes à bord et le plein de carburant). Les 20 nœuds départ arrêté sont atteints en 6 secondes, signe d’une bonne vitalité au déjaugeage. Agile dans le clapot, la carène est difficilement prise en défaut à l’exception d’une certaine tendance à ventiler dans les courbes serrées. Assis comme debout, le pilote est bien installé, mais un leaning-post aurait été préférable.

À bord, la sensation d’espace est réelle, avec un cockpit de 3,18 mètres de long par 2,07 mètres de large. Le salon avant reçoit aisément six personnes pour un repas, et il se convertit en un généreux bain de soleil (2,23 par 1,95 m).

EN CONCLUSION

À défaut de surprendre, cette gamme Aston se compose au final de modèles plutôt bien nés et robustes, proposés à des prix raisonnables.

Aston 17

Aston 19

Aston 21

Aston 23

 

 

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