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A l'essai : Boston Whaler Vantage 230

21/03/2018

Essai bateau: BOSTON WHALER 230 VANTAGE

Boston Whaler Vantage 230

Il y a eu un précédent... Certains plaisanciers se souviendront peut-être des Ventura, ces petits dinghies fabriqués à la fin des années 1990 et au milieu des années 2000. Avec ces nouveaux Vantage 230 et 270, le chantier américain se lance dans la construction de modèles dual-console dotés, cette fois, d’une taille plus imposante. Derrière ces deux nouveautés, il y a aussi la volonté du chantier de coller à cette mode de la polyvalence qui fait désormais fureur chez les constructeurs outre-Atlantique. Si le retour à ce type de plan de pont correspond au besoin légitime d’élargir la gamme (à la fois pour offrir à sa clientèle d’autres perspectives, mais aussi pour séduire de nouveaux clients), Boston Whaler adopte avec ces Vantage le fameux concept du « versatile boat », littéralement « bateau polyvalent ». Les dual-consoles transforment radicalement le plan de pont et, avec lui, le programme de navigation. Ou, plus précisément, il l’élargit. Car là où des opens de la gamme Dauntless ou Outrage sont plus typés pêche (voire baroud en haute mer pour les grands Outrage), les Vantage se définissent comme des unités plus familiales, avec un très haut niveau de confort. La circulation est également aisée et s’articule autour d’un espace central qui dessert différents éléments du bord : cuisine, bain de soleil, poste de pilotage, banquette, WC, bow-rider, un peu comme dans un appartement doté d’un couloir qui s’ouvrirait sur de nombreuses pièces avec leurs usages spécifiques.

Il joue la carte de la polyvalence

Ce Vantage 230 trouvera-t-il, dans l’Hexagone son ancrage sur les rives de la Méditerranée ou se destine-t-il à des latitudes plus fraîches ? Peu importe, serions-nous tentés de répondre. Comme c’est le cas sur un open, le Vantage 230 joue encore plus la carte de la polyvalence et s’avère donc compatible avec tous les types de rivage.

Ce nouveau Boston Whaler a été essayé chez Marine Motor, au Cap-Ferret, en compagnie du concessionnaire Michel de Lepinay, un des plus anciens revendeurs de la marque. Le bassin d’Arcachon est un terrain de jeux idéal pour ce bateau à tout faire. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les rares unités destinées au marché français sont à la vente au sein de cette concession. Il est vrai qu’à la barre du Vantage 230, au milieu de ce décor si particulier, on s’imagine facilement naviguer entre les bancs de sable pour aller échouer devant la cabane d’un ostréiculteur et se régaler d’une bonne douzaine d’huîtres... Pour l’heure, les températures difficilement positives ne nous incitent pas à tester les hautes vitesses. La tentation est pourtant grande, car la direction hydraulique comme la commande des gaz sont d’une grande souplesse. Un pilotage assis, avec la protection du pare-brise, permet néanmoins de dépasser les 6 000 tr/mn. Le Boston atteint alors sans sourciller les 37 nœuds, une vitesse maximale qui reste confortable, et où rien ne bouge à bord. La robustesse de la coque moussée se ressent également lors des retombées des petits sauts de vague que nous effectuons dans le sillage du bateau de notre photographe. C’est aussi à l’oreille que se révèle la rigidité de la structure.

Grande précision en ligne droite

Côté comportement, en ligne droite, le Vantage fait preuve d’une très grande précision, le mélange Boston Whaler associé au Verado de 250 chevaux fonctionne à merveille (un 225 ou un 300 ch sont également disponibles). L’enchaînement de virages ne parvient pas à le prendre en défaut. La gîte est modérée sur un bord comme sur l’autre, aidée en cela par le gros redan. Pour que la carène chasse de l’arrière (et encore, de façon légère et progressive), il faut entreprendre un virage très serré à plus de 4 800 tr/mn. Le pilotage se fait en toute sécurité et ne surprend jamais le pilote, un très bon point pour un bateau qui se destine à un usage familial. Le plan de pont le prouve d’ailleurs. Les bains de soleil avant et arrière, les nombreux coffres et rangements, sans oublier la cabine, en sont quelques exemples. Les finitions font évidemment partie des points forts. On peut citer pêle-mêle les joints qui assurent l’étanchéité des capots de coffres dotés de vérins hydrauliques, les espaces de rangement prévus pour la table et son pied ou encore la rallonge du bain de soleil – ainsi que la qualité générale de la sellerie, très confortable. Le seul point regrettable reste le choix du système de fixation des coussins, par pressions, alors que des sangles en textile sont moins sensibles à la corrosion, tout aussi efficaces et moins pénibles à installer. Pour éviter que ces pressions ne se piquent à terme, elles devront être protégées à la vaseline.

Guindeau ou échelle au choix

Un autre petit bémol est l’échelle de bain arrière, qui n’est pas équipée d’échelons traditionnels, mais d’un système identique à celui trouvé sur les bateaux de plongée, avec un axe central sur lequel sont fixées les marches. L’ensemble est moins pratique pour remonter à bord après la baignade, d’autant qu’une seule main courante se trouve à proximité. Une seconde échelle de bain – traditionnelle celle-ci – pourra être installée à l’avant, mais il faudra alors se passer de guindeau, ce qui serait dommage pour un bateau de cette taille et de ce poids. Cette baille a été conçue pour recevoir l’un ou l’autre, mais pas les deux ensemble. La partie avant est celle d’un bow-rider traditionnel, avec de beaux coffres situés sous les assises. Bateau américain oblige, il comprend des porte-gobelets équipés d’un petit tuyau pour éviter que l’eau ne stagne au fond... un souci du détail poussé jusqu’à l’extrême. L’intérieur du poste de pilotage à tribord intègre un grand coffre, où prendront place une annexe gonflable et quelques pare-battage. À bâbord se situe l’emplacement des WC marins. L’assise du copilote est modulable pour se transformer en bain de soleil. Deux trappes sont installées en fond de cockpit ; celle centrale peut recevoir des cannes à pêche, celle à l’arrière recèle une soute technique. Un portillon ferme l’ensemble. Sur-élevées, les deux plages de bain évitent les entrées d’eau dans le cockpit lors des marches arrière. Quant à la banquette arrière rétractable, elle vient s’insérer dans le tableau arrière. Ce genre d’équipement est en général une cause de bruits et de vibrations, mais ici rien ne bouge. Enfin, des porte-cannes et un épais rembourrage à l’intérieur des francs-bords, destiné à se caler lors des actions de pêche, montrent que cette activité chère au chantier n’a pas été oubliée non plus. Voilà qui rassurera ceux qui en doutaient : ce Boston Whaler en est bien un !

 Boston Whaler Vantage 230 - Banquette

Le bow-rider peut recevoir soit une table pour se transformer en carré, soit une rallonge pour former un bain de soleil.

Boston Whaler Vantage 230 - Poste de pilotage

Si le poste de pilotage joue la carte de la sobriété, il reste complet et il dispose d’un emplacement pour un éventuel traceur.

Boston Whaler Vantage 230 - Pilote 

Le pilote, debout ou assis, bénéficie d’une très bonne visibilité. 

Boston Whaler Vantage 230 - Fiche Technique

 

 

 

 

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