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4 questions à Xavier Caron

11/12/2014

0001 Xavier Caron Zodiac







L'Argus du Bateau : Les immatriculations de semi-rigides sont en baisse depuis quelques années. Comment expliquez-vous cette désaffection ?
Xavier Caron :
Ce n'est pas une désaffection. Il y a toujours autant de pratiquants, voire plus, le nombre de permis mer délivrés le confirme. C'est plus une question de pouvoir d'achat. Le marché a évolué en valeur depuis la crise de 2008. Ce sont les primo-accédant (ceux qui achetaient des semi-rigides neufs en y consacrant un budget compris entre 12 000 à 20 000 €) qui se sont orientés vers des modèles d'occasion, avec un budget de 10 000 € maxi.

L'AdB : Que proposez-vous pour s'adapter à cette nouvelle donne ?
X. C. :
Nous travaillons sur des concepts plus « light », en proposant des modèles neufs vendus au prix de l'occasion. Par exemple, le Bombster est un Bombard proposé à 9 990 € avec un 50 chevaux Tohatsu, un siège monoplace et une console. En parallèle, chez Zodiac, on trouve deux nouveaux bateaux : un Pro 500 proposé à 12 990 € avec un 50 chevaux (Suzuki ou Yamaha) et un pack console - banquette. Idem pour la version Club du Medline 500 sur lequel nous avons retiré le réservoir fixe et remplacé le davier en polyester par un modèle en plastique. Au lieu des 21 000 €, ce Medline est commercialisé 16 690 € avec un 50 chevaux Suzuki ou Yamaha. D'une manière générale, ce que nous voulons faire comprendre, c'est que l'achat d'un bateau n'est pas réservé à une catégorie socio-professionnelle élevée.

L'AdB : Les propriétaires de semi-rigides ont-ils changé leurs habitudes au fil des ans ?
X. C. :
Avant, nous étions sur des longueurs de bateaux allant de 4,50 à 5,50 mètres. Aujourd'hui, la moyenne se situe entre 5,50 et 7 mètres. Du côté des clients, les plus âgés, souvent des retraités, n'ont pas de mal à passer régulièrement à des tailles supérieures et conservent la plaisance comme passion principale. Ce n'est pas forcément le cas des nouveaux plaisanciers, plus jeunes, beaucoup moins sédentaires que leurs aînés, notamment pendant leurs vacances d'été où ils passent d'une activité à l'autre avec beaucoup de facilité.

L'AdB : Comment réagissez-vous face aux marques italiennes de plus en plus présentes en France ?
X. C. :
Les Italiens viennent en France parce que leur marché national est mort et que la France reste le seul endroit où il est possible de faire encore un peu de volume. Nous sommes une marque forte et généraliste sur le marché national, même si, contrairement aux Italiens, nous ne possédons pas de modèles dont la taille dépasse les 8 mètres. Deux raisons à cela : d'abord parce que c'est une niche où il ne se vend que très peu de bateaux et parce que le développement d'une unité de plus de 8 mètres impose des coûts importants. On préfère ne pas rentrer dans la bataille sur ce secteur. Mais imaginer que les Italiens sont très présents en France est une fausse idée. Si on le pense, c'est parce qu'ils arrivent avec de gros bateaux. Rappelons qu'un semi-rigide sur quatre vendu en France est un Zodiac et qu'entre 2013 et 2014, notre part de marché a augmenté de 2 points.

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